Les adhérents parlent aux adhérents !

L’heure est grave, l’existence de l’association l’Auzonne et donc de son magasin est menacée.

Rapide historique de la situation :

Thibault Derveaux administrateur nouvellement élu à l’assemblée générale ordinaire du 27/09/2017 est élu président de l’association lors du conseil d’administration suivant, en remplacement de Lionel Martin démissionnaire. Seul candidat à postuler, il obtient l’unanimité des voix moins une.

Cette unanimité a rapidement volé en éclat. Dans un conseil d’administration composé de 12 membres, censé gérer le magasin de façon collective, il s’est rapidement avéré que le nouveau président, Thibault Derveaux, ne supportant pas la contradiction, commettait des irrégularités et des abus de pouvoir. Le conseil d’administration a été ainsi rapidement scindé en deux blocs, 5 contre 7.

Les irrégularités sont devenues la règle, le président agissant avec un complet mépris des règles démocratiques de gestion de l’association. Ainsi par exemple, il a fait voter par le Conseil d’administration l’autorisation de signer un compromis pour l’achat d’un local, pour un montant de 330 000 €, de contracter un emprunt pour cette même somme, ainsi que de signer un contrat avec un architecte, dans le but d’ouvrir un deuxième magasin, alors qu’il était spécifié dans le procès-verbal de l’AGO du 01/06/16 que cette décision devait être votée en assemblée générale. À noter que finalement rien n’a été signé car le local en question étant en zone agricole, la SAFER a préempté !

Le premier acte violent et inacceptable a été le licenciement brutal des deux codirecteurs, en poste depuis de nombreuses années, qui comme le prévoient les statuts, disposaient d’une voix (sur les trois dévolues aux salariés) au sein du conseil d’administration. Ils ont osé exprimer une opinion différente et voter contre les projets soutenus par la majorité du conseil…

Suite à cet évènement choquant, des adhérents de l’association se sont regroupés dans un collectif dont le but est d’informer les autres membres de l’association qui ne reçoivent que la lettre mensuelle « partiale » du président. Aujourd’hui nous sommes 456 adhérents à avoir pris conscience que le devenir de notre association est entre nos mains.

Le président se sentant menacé par le Collectif qui révèle aux yeux de tous ces graves irrégularités, a choisi comme moyen de défense la calomnie tous azimuts. Cela a commencé par une prétendue fraude électorale. Ainsi dans sa lettre de novembre il écrivait :

  • « Cette tentative de fraude est un évènement très grave, qui s’inscrit dans le climat délétère créé par une minorité activiste qui mène depuis plusieurs mois une campagne de désinformation absolue (mensonges et rumeurs en tout genre) et des actions agressives de tractage devant le magasin. »

Malgré les demandes insistantes, aucune preuve n’a pu être apportée, et cet évènement (accusation) « très grave » est devenu aujourd’hui un non évènement au point que le président lui-même le qualifie en réunion de « non grave » !

La calomnie s’est ensuite amplifiée, dans son éditorial du 23 novembre 2018, il écrivait :

  • « Ce collectif ne représente que des intérêts particuliers et aucun intérêt commun. Son but est de contrôler le fonctionnement de l’association pour s’approprier le magasin et satisfaire à des intérêts privés et à des ambitions personnelles. »

Cette accusation n’ayant pas remporté l’effet attendu, elle a été retournée à l’encontre des salariés. Ainsi dans son pamphlet intitulé Les paradoxes de la démocratie publié en décembre sur le site internet de l’association il écrivait :

  •  » Les salariés veulent le contrôle total du magasin et tout l’actif, rien d’autre ! « 

Décidément, cette question de l’appropriation du magasin semble habiter l’esprit du président… au point de mettre à l’ordre du jour de l’assemblée générale extraordinaire, qu’il avait convoquée (à grands frais !) pour le 14 décembre dernier, le vote de nouveaux statuts qui ressemblaient plus à des statuts de Société Anonyme où le pouvoir appartient à ses dirigeants (président et conseil) plutôt qu’à ceux d’une association gérée démocratiquement !!!

La dernière accusation en date du mois de janvier, et non des moindres, concerne la disparition de deux enveloppes de caisse. Une plainte contre X a été déposée à ce sujet. On est en droit de s’interroger sur ces nouvelles mises en cause des salariés, quand on sait que les personnes dirigeantes du magasin se contentent de porter lesdites enveloppes au domicile du président lui-même, sans assurer la fermeture quotidienne du magasin dont elles ont pourtant la responsabilité.

Malgré les demandes répétées de nombreux adhérents, l’assemblée générale ordinaire annuelle obligatoire (AGO) n’a pas été organisée : les comptes 2017 ne sont toujours pas validés ! Le président ne voulait pas d’une AGO mais tenait absolument à une assemblée générale extraordinaire (AGE) afin de modifier les statuts, de façon à se donner plus de pouvoir et ainsi régulariser certains de ses actes. Cette AGE était programmée le 14 décembre 2018. Lorsque le président a reçu une motion de défiance, à inscrire à l’ordre du jour, envoyée par des membres du collectif, demandant que soit mise au vote la destitution du conseil d’administration, celui-ci a aussitôt annulé cette assemblée, pour de prétendues raisons d’insécurité !

Le président Régional et la direction régionale du réseau BIOCOOP par leurs courriers (mail du 14/12/18 et lettre RAR du 3/01/19), demandent au président Derveaux que l’assemblée générale ordinaire obligatoire soit tenue dans les meilleurs délais.

En dépit de toutes ces demandes le président Derveaux reste sur sa position puisque cette assemblée générale doit procéder à l’élection de quatre nouveaux administrateurs (trois dont le mandat de 3 ans a expiré, plus une démission) ce qui entrainera l’élection d’un nouveau bureau (président, trésorier et secrétaire) … À noter que les trois administrateurs « sortants » toujours en poste à ce jour sont illégitimes puisque leur mandat prenait fin le 11 juin 2018. Ce qui de fait, rend le bureau illégitime et met l’association dans l’illégalité.

La situation est aujourd’hui très critique et les conditions de travail des salariés deviennent très préoccupantes. Qui aurait pu imaginer trouver sur ce lieu de travail, autrefois chaleureux, des salariés en pleurs ? Le collectif, afin de sortir de ce blocage, a proposé une réunion au président dans le but de trouver un consensus de sortie de crise par le haut. Le président a dans un premier temps accepté un rendez-vous avant de revenir sur sa décision. Un administrateur membre du bureau a cependant accepté de rencontrer trois personnes du collectif pour discuter d’une proposition de comité de pilotage mixte. Aucune suite n’a été donnée de la part du bureau du conseil d’administration malgré plusieurs relances.

En seulement un peu plus d’un an de présidence d’une structure qui a prospéré pendant plus de 30 ans, les dégâts sont aujourd’hui considérables :

  • Licenciement des deux co-directeurs en juillet 2018… Du jamais vu dans l’histoire de l’association !
  • Un conseil d’administration qui n’a de « conseil » plus que le nom puisqu’il est réduit aux trois membres du bureau qui décident de tout. Une administratrice faisant pourtant partie du groupe des 7 du président, a présenté sa lettre de démission dans laquelle elle dit ne plus être en accord avec les méthodes autoritaires du président… Du jamais vu dans l’histoire de l’association !
  • La quasi-totalité des salariés se sont mis en grève durant une semaine en novembre 2018… Du jamais vu dans l’histoire de l’association !
  • L’association assignée au tribunal pour non-respect des règles démocratiques… Du jamais vu dans l’histoire de l’association !
  • L’association assignée aux prud’hommes pour licenciement abusif… Du jamais vu dans l’histoire de l’association !
  • Des salariés qui aujourd’hui travaillent dans une ambiance délétère de suspicion et de crainte de licenciement, sous le regard continu des deux nouveaux dirigeants qui ont pour mission de surveiller et rapporter au président… Du jamais vu dans l’histoire de l’association !
  • Des dépenses qui s’envolent, sans aucun contrôle possible… Du jamais vu dans l’histoire de l’association !
  • Certains administrateurs qui se voient privés de leurs droits les plus élémentaires : ils sont systématiquement écartés, ne reçoivent aucune information et ne sont consultés que pour voter des décisions déjà prises par un comité « d’initiés ». Toute demande de consultation de documents, vérification d’informations est systématiquement ignorée ou catégoriquement refusée… Du jamais vu dans l’histoire de l’association !

Il est aujourd’hui évident que Thibault Derveaux se situe aux antipodes des valeurs de démocratie et de respect de l’humain qui ont toujours été portées par notre association. Nous sommes attachés aux valeurs et au climat qui régnaient dans notre magasin. Nous aimons notre magasin et souhaitons le conserver dans « l’ambiance » que nous avons toujours connue.

Notre magasin deviendra ce que ses adhérents en feront.

L’heure est à la mobilisation, vous avez, vous aussi, la possibilité de devenir acteur en rejoignant le Collectif !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.