Berlingotville  septembre – octobre 2018

Berlingotville septembre – octobre 2018

Vrai ou faux ? l'analyse du Collectif : voilà comment ça s'est vraiment passé !

« Rappel des faits » :

AG 2016, les adhérents votent une résolution autorisant le principe d’ouverture d’un second magasin en confiant au Conseil d’administration et à l’équipe des salariés le soin de travailler sur un projet qui devra être validé par les adhérents à l’AG 2017. C’est Lionel Martin, alors Président, qui se propose porteur de projet. Désolé, il n’est absolument pas question de SCOP à ce moment là…

AG2017 : Pourquoi L. Martin démissionne-t-il ? Les grandes lignes d’un projet de second magasin on été refusées par Biocoop, qui demande une clarification de la gouvernance car le porteur de projet est également le Président de l’association. Une des solutions envisagée est une évolution du statut juridique de l’association vers une forme de Sté coopérative, notamment la SCOP. Début 2017, une AGE valide une modification des statuts, autorisant ainsi une éventuelle transformation de l’association. Courant de l’année, l’ étude d’un projet dans ce sens est menée, mettant en évidence des divergences fondamentales qui ne trouveront pas de consensus. Septembre 2017, le Président Martin démissionne, ne souhaitant pas poursuivre son mandat dans ces conditions. Son remplaçant T. Derveaux est alors élu se déclarant, dans sa présentation, « favorable à une évolution en SCOP ou autre forme de coopérative« . Les adhérents ayant voté pour lui, doivent également se sentir trahis ! Enfin, comme doit certainement l’ignorer l’auteur de cet article, une SCOP est un exemple emblématique d’économie sociale et solidaire…

Rappel des statuts en cours de route

Chaque adhérent dispose d’un pouvoir qu’il peut naturellement confier à un autre adhérent de son choix. Chaque adhérent peut représenter au maximum 3 autres adhérents. Ce sont les statuts, c’est simple. Si un adhérent confie son pouvoir à un salarié, lui même adhérent et acteur majeur au quotidien de la structure, qu’il connait et qu’il apprécie, ne serait-ce pas là le but du pouvoir ? Se faire représenter par quelqu’un en qui on en confiance ! Où est le conflit d’intérêt ? Chacun de nous décide de confier son pouvoir à la personne de son choix. L’auteur de cet article a-t-il donné son pouvoir à un salarié ?

Retour à la saga :

Le CA de février 2018 entérine la fin d’une possibilité d’évolution  du statut juridique de l’association l’Auzonne. Sauf que :

  • Ne serait-ce pas là une décision à prendre par les adhérents lors d’une AGE ?
  • Pourquoi 2 administratrices non salariées ont-elles voté contre ?  Auraient-elles de bonnes raisons ?
  • les chiffres annoncés sont faux, aucune estimation sérieuse n’a été faite et le montant de la trésorerie sur-évalué.
  • Il n’y a rien à « récupérer » par les salariés en cas de passage en SCOP. C’est un outil de travail non négociable dans l’avenir, impossible à revendre, la trésorerie est bloquée et impartageable et uniquement destinée aux besoins du magasin, la valeur des parts est immuable et sans possibilité de spéculation. Ce qui change ? la responsabilité de la gestion du magasin est assurée uniquement par les salariés.

Un second magasin « offert » aux salariés, avec un statut SCOP en plus ? Quel bureau magnanime et désintéressé ! Sauf que :

  • Où est le financement total ? il leur a été proposé de s’endetter sur 20 ans
  • Ouvrir un second magasin indépendant de l’Auzonne est juste impossible juridiquement… quel cadeau !
  • Le choix du local de Mazan est inapproprié, ce qui se vérifiera quelques mois plus tard.

Lors du CA de juin, est mise au vote et ratifiée la décision de se séparer de la co-direction « qui ne suit pas les directives du CA » et qui, en plus, aura l’indécence de refuser une proposition financière pour s’éclipser discrètement !  Sauf que :

  • Lorsqu’ils sont en conseil d’administration, les 2 co-directeurs ne sont pas présents en tant que salariés mais bien en tant qu’administrateurs bénévoles et disposent statutairement d’un seul droit de vote représentant la direction.
  • Leur rôle, (comme chaque administrateur !) consiste à participer, proposer, débattre sur les orientations proposées et il est de leur responsabilité et de leur devoir (comme chaque administrateur !) de pointer chaque anomalie constatée. Leur droit d’expression est libre tout comme leur droit de vote !
  • On constate toutefois, que la liberté d’expression a ses limites car la non adhésion (dûment argumentée) de ces deux administrateurs bénévoles aux projets du président se traduit par une remise en cause définitive de leur contrat de travail en tant que salariés…
  • Nous nageons dans la plus totale confusion entre mandat d’administrateur et contrat de travail.
  • Pourquoi faudrait-il partir comme des voleurs, à quelques années de la retraite, alors qu’on a pas commis de faute et qu’on à envie de rester ? une proposition financière n’achète pas tout.

Auzonne contre Auzonne :

On touche le fond ! Mais qui peut bien donner de pareilles informations à l’auteur de cet article qui décidément ne s’occupe guère de les vérifier ?

  • pro SCOP ? On n’en parle plus depuis février… faudrait savoir !
  • Le motif ? Il n’a jamais été question de démocratie bafouée ! cette assignation  du CA par deux de ses administrateurs demande à la justice de juger de la légalité des décisions prises sans consulter les adhérents.
  • A l’audience du 22 août dernier, la juge n’a rien suggéré aux requérants, mais a reporté l’affaire au 6 novembre prochain :
  • « Attendu que la complexité de la qualification des rapports entre les parties justifie l’examen par le juge du fond et que vu l’urgence, il convient de faire application des dispositions de l’article 487 du code de procédure civile : “Le juge des référés a la faculté de renvoyer l’affaire en état de référé devant la formation collégiale de la juridiction à une audience dont il fixe la date”. (extrait de la minute d’ordonnance de référé du 22/08/2018)

  • Pourquoi n’annonce-t-on pas le montant de la facture du « chasseur de tête » dépassant largement les 10 000 € ?

Qui est ce méchant triumvirat ? :

Sans commentaire. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ! Sauf, quand même, les vilains administrateurs et les malhonnêtes salariés…

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